L’insécurité routière est un problème sociétal

Les chiffres indéniables

Il est frappant de constater que plus de 1.800.000 Belges connaissent quelqu’un qui a déjà été impliqué dans un accident mortel. Cela représente environ 40 % des familles belges, ce qui est énorme!

En outre, il apparaît que 2 Belges sur 100 ont eu un accident avec lésions corporelles en 2012 et que
8 Belges sur 100 ont été impliqués au cours de cette même année dans un accident avec (uniquement) des dégâts matériels.

Les campagnes et les contrôles restent d’une grande nécessité.

Nombreux sont donc ceux qui sont impliqués dans un accident d’une manière ou d’une autre mais l’enquête révèle néanmoins qu’il n’y a pas de différence entre le sentiment d’insécurité/ de sécurité des usagers qui connaissent quelqu’un qui a été impliqué dans un accident mortel et celui des usagers qui ne connaissent personne ayant eu un accident.

Par ailleurs, nous ne remarquons aucune différence non plus entre les deux groupes pour ce qui est de l’adhésion sociale en faveur de mesures et de contrôles plus sévères dans la circulation. Cela indique clairement que le comportement à risque dans la circulation est profondément enraciné. Par conséquent, il est absolument nécessaire de continuer à stimuler les Belges à se comporter autrement dans la circulation.

Comment s’est déroulée l’enquête nationale d’INsécurité routière ?

Des enquêtes téléphoniques ont été réalisées en octobre 2012 auprès d’un échantillon représentatif de 2.241 Belges de plus de 16 ans. A cette occasion, le Centre de connaissance Sécurité Routière de l’IBSR a posé un certain nombre de questions. C’est la troisième fois que l’enquête nationale d’INsécurité routière a été menée et l’opération sera réitérée chaque année jusqu’en 2020. Nous voulons ainsi vérifier si l’engagement du citoyen évolue et si nous pouvons constater ou non une évolution au niveau du sentiment d’insécurité/de sécurité de l’usager belge.